vendredi 24 juin 2016

Un verre sexy en diable au Pili Pili (et plus si affinités…)

©Youshould.eu 
Sur votre chemin le long de la Rue Jean-Pierre Timbaud, une étape s’impose. La petite échoppe sanglante qui sent bon le citron vert, avec ses lumières et ses couleurs criardes, c’est le Pili Pili ! Pour l’anecdote, j’ai bu le meilleur Sex on The Beach de ma vie dans un bar de Mimizan Plage, près de la Dune du Pilat, qui portait le même nom. D’où mon intérêt premier, et mon niveau d’exigence purement sentimental.  A première vue, un petit débit de boisson sympathique, sans plus. Mais quand on se glisse à l’intérieur, en longeant le zinc, qui occupe les deux tiers du bar, c’est autre chose.


La programmation musicale du barman tout en cheveux est efficace, les cocktails sont classiques mais piquants et surtout pas chers du tout. Et à cinq euros en pinte jusqu’à 22h, ça comble son homme !  Le cadre, lui, nous transporte dans ce qui pourrait être le patio de la maison de Danny Trejo (alias Machete) après une chaude journée d’Halloween : roses artificielles au plafond, papier peint pica-pica, candélabres dégoulinants de cire rouge sur le comptoir, photos de Playmates 80’s épinglées sur la porte des toilettes et la cabine téléphonique londonienne ?! Oh yeah.  Sûr que Quentin Tarantino et Robert Rodriguez y passeraient volontiers leur after-work, appréciant le charme acidulé du bar au nom d’épice.

                   ©Youshould.eu
J’y ai passé l’une des fin de soirées les plus animées que Paris m’ait offertes, à parler d’art, d’amour et de cul dans l’art (inspirée par les stickers de pinups) autour d’une potion d’ébriété accélérée à base de citron, dont j’ai oublié le nom (mais c’était bon !). Paradoxalement, l’ambiance y est calme au début, car le bar semble le QG des locaux, et des potes du barman (les uns pouvant devenir les autres rapidement, car le bagout de notre hôte est assez agréable). Le hard rock et le rock-a-billy donnent son pouls au Pili Pili et accélèrent aussi le nôtre. Les bandes d’ami(e)s et les amant(e)s font hausser le ton et la température, en cadence, sous le regard lascif des artistes figés pour toujours dans le glamour crasseux des vieux posters. Un shoot de plaisir brut, les chaussures collant au sol, et la tête tournant joyeusement.

Margot

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